La violence domestique : comprendre ce qu’elle est, ses signes et comment s’en sortir ?

Voir que l’une des formes de violence les plus courantes dans la société se produit dans son propre foyer semble absurde, mais c’est la réalité. La violence domestique connaît des taux alarmants, les femmes étant les principales victimes de cette situation.

Comme l’une des meilleures armes contre tout type de violence est l’information, nous avons interviewé un psychologue et un avocat spécialisé dans ce domaine pour dissiper tous vos doutes.

Qu’est-ce que la violence domestique ?

La violence domestique et familiale à l’égard des femmes comme toute action ou omission fondée sur le sexe qui entraîne la mort, des blessures, des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques et des dommages moraux ou matériels.

Types de violence domestique

La violence domestique n’inclut pas seulement l’agression physique. 

La violence psychologique : c’est ce qui est subjectif et difficile à détecter à première vue pour la société. Dans ce type de violence, l’agresseur maltraite la victime par la gêne, les menaces, les manipulations, les attaques de jalousie… En conséquence, l’estime de soi de la victime est diminuée et peut provoquer des maladies émotionnelles telles que la dépression, l’anxiété et le syndrome de panique.

La violence physique : c’est la forme de violence la plus visible et la plus connue. Elle se produit généralement comme la fusion de l’accumulation d’une série d’agressions psychologiques.

Violence sexuelle : se produit lorsque l’auteur a des relations sexuelles sans le consentement de la victime. Elle est très représentative des questions de genre car elle implique généralement l’agression de l’homme envers la femme. Malheureusement, l’abus sexuel d’enfants est aussi une forme de violence sexuelle courante au sein du foyer, précisément en raison de la relation supérieure entre l’agresseur et la victime.

Violence patrimoniale : se caractérise par l’interdiction d’accéder aux biens, aux droits et aux ressources financières de la personne elle-même. Bien qu’il soit surtout connu dans les relations affectives, ce type de violence se produit aussi souvent chez les personnes âgées.

Violence morale : se réfère à l’atteinte à l’intégrité et à la conduite de la victime. Il peut s’agir de diffamation, d’actes de calomnie, d’exposition et d’insulte.

Cycle de la violence domestique

À partir de cette systématisation, il est possible de comprendre les comportements de l’agresseur, même ceux qui semblent être positifs. 

1. Phase de tension

“A ce premier moment, l’agresseur est tendu et en colère pour des choses insignifiantes, il a même des accès de colère. Il humilie également la victime, profère des menaces et détruit des objets.

La femme tente de calmer l’agresseur, se met en détresse et évite tout comportement qui pourrait le “provoquer”. Les sensations sont nombreuses : tristesse, angoisse, anxiété, peur et déception n’en sont que quelques-unes.

En général, la victime a tendance à nier que cela lui arrive, à cacher les faits aux autres, et pense souvent qu’elle a fait quelque chose de mal pour justifier le comportement violent de l’agresseur ou qu’il a “eu une mauvaise journée de travail”, par exemple. Cette tension peut durer des jours ou des années, mais à mesure qu’elle s’accroît, il est très probable que la situation conduira à la phase 2″.

2. Phase de l’agression

“Cette phase correspond à l’explosion de l’agresseur, c’est-à-dire que le manque de contrôle atteint la limite et conduit à l’acte violent. Ici, toute la tension accumulée dans la phase 1 se matérialise en violence verbale, physique, psychologique, morale ou patrimoniale.

Même si elle est consciente que l’agresseur est hors de contrôle et a un grand pouvoir destructeur sur sa vie, la femme se sent paralysée et incapable de réagir. Elle y souffre de graves tensions psychologiques (insomnie, perte de poids, fatigue constante, anxiété) et ressent la peur, la haine, la solitude, l’apitoiement sur soi, la honte, la confusion et la douleur.

À ce moment, elle peut également prendre des décisions – les plus courantes sont : demander de l’aide, porter plainte, se cacher chez des amis ou des parents, demander la séparation et même se suicider. En général, il y a une distance par rapport à l’agresseur”.

3. Phase de repentir

“Aussi appelée “lune de miel”, cette phase se caractérise par le repentir de l’agresseur, qui devient aimable pour parvenir à la réconciliation. La femme se sent confuse et contrainte de maintenir sa relation devant la société, surtout lorsque le couple a des enfants. En d’autres termes : elle renonce à ses droits et à ses ressources alors qu’il dit qu’il “va changer”.

Il y a une période relativement calme, où la femme se sent heureuse de voir les efforts et les changements d’attitude, se rappelant aussi les bons moments qu’ils ont passés ensemble. Comme il y a la manifestation de remords, elle s’en sent responsable, ce qui rétrécit la relation de dépendance entre la victime et l’agresseur.

Un mélange de peur, de confusion, de culpabilité et d’illusion fait partie des sentiments de la femme. Enfin, la tension revient et, avec elle, les agressions de la phase 1″.

Sachez que de tels actes configurent un cercle vicieux qu’il faut briser. Et encore une fois, demandez de l’aide, que ce soit auprès des membres de votre famille, de professionnels spécialisés ou de services de soutien et de signalement !

La violence domestique au Brésil

Les taux de violence domestique au Brésil sont malheureusement très élevés. Pour la période 2011-2013, on estime qu’il y a eu en moyenne 5 860 décès de femmes dus à des agressions chaque année, 488 chaque mois, seize chaque jour, ou une toutes les heures et trente minutes (Analyse de la mortalité des femmes 2016).

En 2018, le pourcentage de femmes qui affirmaient avoir subi au moins une forme de violence était de 27,4 %, ce qui équivaut à 16 millions de femmes. La majorité des cas se produisent à l’intérieur (42 %), et seules 10 femmes affirment avoir demandé de l’aide après l’incident le plus violent qu’elles ont subi l’année dernière (Rapport du Forum brésilien de la sécurité publique de 2019).

Il convient de rappeler qu’il existe encore des cas de violence domestique non comptabilisés en raison de la honte, de la coercition et de la peur que les victimes doivent signaler.

Dans ce contexte, l’important est de toujours être attentif aux relations qui vous entourent. Sur la base de ces recherches, analysez le traitement que vos amis, votre famille et vos connaissances se réservent les uns aux autres, et établissez des mesures de protection si nécessaire.

Comment signaler un cas de violence domestique ?

Par le biais du numéro 180 et/ou des postes de police. Dès que les dénonciations sont faites par ces moyens, elles passent par le ministère public, puis par les organismes municipaux (CRAS et CREAS), qui sont chargés d’enquêter sur les faits. Ensuite, une enquête est menée, comprenant une visite à domicile et un suivi de la famille.

Si vous vous êtes identifié(e) comme victime d’un type de violence domestique, sachez que le signalement par le numéro 180 peut être anonyme.

Lois et sanctions en matière de violence domestique

Il existe plusieurs dispositifs juridiques qui protègent les femmes contre la violence domestique.

Outre ce soutien juridique, il existe des services et des instituts qui peuvent servir de source de soutien et d’information, tels que le portail “Engagement et attitude”, l’Institut Patrícia Galvão, l’Institut Maria da Penha lui-même et les secrétariats à la condition féminine.

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