Le vagin se contracte involontairement lors d’une tentative de pénétration. Le vaginisme est assez courant, surtout chez les femmes âgées de 15 à 30 ans. Lorsque l’appareil génital féminin se ferme complètement, la copulation est douloureuse, difficile ou impossible. Les symptômes peuvent varier d’une femme à l’autre. Il crée des problèmes et peut être à l’origine de stress et de problèmes relationnels. Elle peut également rendre un examen gynécologique normal difficile ou peu pratique.

Les symptômes.

La femme se rend compte qu’elle souffre de vaginisme lorsqu’elle ne peut pas vivre de pénétration. “Parfois, on s’en rend compte lors d’une consultation chez le gynécologue : il y a tellement de tensions que c’est impossible de se laisser examiner, le spéculum n’entre pas”, constate la sexologue. D’autres fois, la femme est en incapacité de mettre un tampon. Les signes sont de gravité variable. Par exemple, certaines femmes sont incapables d’insérer quoi que ce soit dans le vagin. D’autres peuvent insérer un tampon et effectuer un examen gynécologique, mais les interpénétrations sont impossibles. D’autres peuvent essayer d’en avoir, mais c’est très douloureux. Cela permet pas d’atteindre l’orgasme. Certaines en éprouvent des années de difficultés occasionnelles et doivent toujours être prêtes à vérifier et à détendre le vagin lorsque les symptômes apparaissent. Ces symptômes sont totalement involontaires et peuvent difficilement être contrés. Chaque fois que le corps s’attend à une pénétration, en effet, les muscles vaginaux se contractent en réaction de protection. Il est cependant faux de penser que les femmes atteintes de vaginisme ont une aversion pour le sexe ou ne veulent pas le pratiquer. De nombreuses femmes atteintes de vaginisme aiment l’intimité et le partage du plaisir du sexe avec leur partenaire. Ils peuvent atteindre l’orgasme pendant la masturbation mutuelle, les préliminaires et le sexe oral. Ce n’est que lorsqu’une copulation est suggérée ou tentée que le vagin se contracte pour empêcher la pénétration.

Causes

Les causes sont nombreuses et dépendent toutes des raisons pour lesquelles les muscles se contractent. Cependant, on ne sait pas toujours pourquoi cela se produit à chaque fois. Le harcèlement sexuel, les abus ou le viol peuvent également provoquer le vaginisme. Parmi les autres causes possibles du vaginisme, il y a aussi la peur de la grossesse, les effets du post-partum, les problèmes relationnels, et la fatigue ou dépression ; 

Quelles sont les causes pendant les rapports ? 

Tout phénomène qui en provoque peut amener une femme à développer une peur des rapports douloureux. Les recherches suggèrent que la peur des rapports douloureux peut être un facteur déterminant du vaginisme. Les facteurs suivants peuvent aussi la provoquer : 

– Chirurgie dans la région génitale ; 

– Infection dans la région génitale ;

– Radiothérapie dans la région pelvienne ;

– Sécheresse vaginale, qui peut survenir après la ménopause ;

– Manque de désir charnel. 

Les effets secondaires de certains médicaments et le trouble inflammatoire pelvien sont deux maladies qui peuvent provoquer des douleurs pelviennes plus profondes ;

Diagnostic

Si vous présentez ces symptômes, consultez votre médecin ou un professionnel de la santé. Le médecin vous discutera du problème et fondera le diagnostic sur ses antécédents médicaux, ses symptômes et, si possible, sur le résultat d’un examen physique. Le médecin peut poser des questions de nature personnelle pour en savoir plus sur l’état du patient. Une visite de la zone génitale est nécessaire pour déterminer une éventuelle cause physique de cette maladie, telle qu’une blessure ou une infection. Si la cause est psychologique, le médecin généraliste peut recommander une visite chez un spécialiste, tel qu’un sexologue, ou recommander une visite chez un gynécologue.

Guérison

La possibilité de traiter cette maladie dépend de la possibilité d’en identifier la cause. S’il existe une cause physique, telle qu’une blessure ou une infection, elle peut être traitée avec le médicament approprié. Si cela n’est pas aussi évidente, on peut apprendre au malade quelques techniques d’auto-assistance pour résoudre le problème. Le médecin traitant recommandera la visite d’un professionnel spécialisé dans la santé. Ces spécialistes seront en mesure d’enseigner au malade certaines techniques. En plus de recommander des techniques d’auto-assistance, le spécialiste peut proposer une aide psychologique pour traiter tout problème psychologique sous-jacent éventuel ou une thérapie cognitivo-comportementale pour changer les croyances irrationnelles ou incorrectes sur le sexe et, si nécessaire, éduquer le patient sur le sexe.

Traitement 

Si vous souffrez de vaginisme, il ne faut pas hésiter à consulter un sexologue compétent. En attendant, voici quelques conseils et astuces pour y faire face :

– Ne tentez plus de réaliser la pénétration. Il y a des étapes à franchir auparavant ;

– Vérifiez par vous-même que rien ne gêne la pénétration en regardant votre vulve avec un petit miroir ;

– Mettez un doigt dans votre vagin pour voir si les parois sont souples, si les muscles sont décontractés. S’ils sont contractés, essayez de les détendre ;

– Si la précédente étape s’est bien déroulée, demandez à votre partenaire (sous votre contrôle) de mettre un doigt dans votre vagin doucement, en utilisant un lubrifiant. Ensuite, si cela fait défaut il pourra en mettre deux ;

– La reprise de la pénétration doit se faire de préférence dans la position où vous serez sur votre partenaire. 

Ces conseils doivent être suivis dans la douceur. La moindre douleur peut déclencher à nouveau le processus de défense du corps et donc la contraction des muscles péri-vaginaux. Si vous ne pouvez pas mettre en œuvre ces conseils, n’hésitez pas à consulter un professionnel. 

Chirurgie

Dans certains cas, la chirurgie pour traiter le vaginisme peut être une option. Par exemple, si une certaine affection provoque des douleurs lors des rapports inter-organes génitaux et contribue au vaginisme, il peut être possible de traiter la cause sous-jacente. L’endométriose est un motif possible d’intervention chirurgicale. Cette pathologie provoque la croissance de petits morceaux de la paroi de l’utérus à l’extérieur de l’utérus. La chirurgie peut enlever ou détruire ces zones de tissu. Quand est-il recommandé d’élargir le vagin ? La chirurgie peut être utilisée pour agrandir le vagin. Cela peut être nécessaire si, par exemple, une chirurgie antérieure dans cette zone a entraîné la formation de tissu cicatriciel bloquant ou rétrécissant le vagin. Une petite opération, appelée procédure de Fenton, peut être utilisée pour enlever le tissu cicatriciel. L’opération consiste à retirer clairement le tissu cicatriciel et à fermer les lambeaux par de petits points de suture. Ces points de suture devraient ensuite se dissoudre d’eux-mêmes après quelques semaines. L’opération peut être pratiquée sous anesthésie locale. 

L’utilisation des dilatateurs en solo 

La première étape consistera à dissocier le travail physique de la sexualité. Les rapports avec pénétration ne seront pas autorisés afin de supprimer la peur anticipatoire, mais la sexualité régulière, sans pénétration sera encouragée. La patiente travaillera sur la découverte de son corps en dehors du contexte. On l’encouragera à se découvrir, par le regard, le toucher et à se familiariser avec la possibilité d’accepter que quelque chose puisse entrer dans son vagin : son propre doigt par exemple. Mais ces malades sont souvent réticentes à s’auto-explorer et les dilatateurs sont d’une grande aide par leur côté “médical” qui ramène au corps. Les dilatateurs sont un complément de la thérapie cognitivo-comportementale car c’est un travail de désensibilisation que la patiente mettra en place de façon progressive et autonome en se confrontant à une situation très anxiogène au départ qui progressivement, par exposition, le deviendra de moins en moins. Il est recommandé d’utiliser les dilatateurs un peu tous les jours, lors de la toilette par exemple ou à un moment tranquille, dans le lit et en commençant avec le plus petit. Lorsque la plus petite taille ne posera plus de problème, la patiente pourra augmenter la difficulté et passer à la taille supérieure et ainsi de suite. En se confrontant à la peur plutôt qu’en l’évitant, on arrive à une habituation progressive et une désensibilisation au mécanisme phobique. L’approche physique consistera par ailleurs à faire des séances de rééducation périnéale, à travailler sur les rythmes respiratoires, à conseiller la relaxation ou autres méthodes complémentaires adaptées à la personnalité de la patiente.